MY ROCK INTERVIEW (fr)

  • N'étes-vous pas trop stressé par la sortie de “BUTTERFLY”, le nouvel album de L’Arc~en~Ciel?

HYDE : Dans la mesure où l’album est fait en majorité de singles déjà sortis, je n‘ai pas l'impression de m’être donné trop de mal. Du coup, je ne suis pas vraiment stressé (rires). J’appréhende juste comme pour chaque nouvelle sortie, mais je ne redoute pas les réactions du public. Cet album a une véritable maturité et il est très L’Arc~en~Ciel”, donc je suis sùr que les fans ne pourront que l’aimer.


HISTOIRE DE PAPILLON

  • La composition et l’écriture de cet album ont-elles été influencées par les événements tragiques de mars 2011 ?

H. : En réalité, du fait des événements, le groupe et moi-même
avons été beaucoup moins actifs que d’habitude. Résultat, j’ai eu plus de temps pour perfectionner chaque détail, chaque arrangement. Pour notre anniversaire, nous voulions faire un album très gai et festif. Les événements nous ont fait changer de direction. Une chanson de disque, “Wild Flower’, est dédiée à ce sentiment : sa mélodie est plus triste et ses paroles
plus profondes que ce que nous faisons habituellement.


  • Pourquoi l’album a-t-il pour titre “BUTTERFLY” ?

H. : Le papillon évolue depuis la chrysalide jusqu'à son envol.
C'est le cas de L’Arc~en~Ciel, au bout de vingt ans, je crois que nous prenons enfin le nôtre...(rires).


  • Quelle-est votre chanson préférée du disque ?

H. :Je dirais la dernière, “Mirai Sekai". Ce titre me donne envie de pleurer. Je suis très fier de sa composition. Elle a cette profondeur qui manquait peut-être un peu à nos titres ces dernières années...
Son message est très fort et je conseille à tout le monde de l’écouter avec attention.


  • Comment fait-on évoluer L’Arc~en~Ciel en permanence tout en gardant une véritable identité musicale ?

H. : Un Arc~en~Ciel est fait d’une multitude de couleurs qui changent sans cesse. Je crois que ce nom nous aide à nous renouveler constamment. Sans pour autant perdre notre unité.


UN CERCLE TRÈS FERMÉ...

  • Vingt ans, c'est L'âge de la majorité japonaise. Est-ce que, pour ses vingt-ans, le groupe a atteint sa maturité ?

H. :Non seulement nous sommes devenus des adultes et un groupe mature, mais en plus de cela, nous sommes entrés dans le cercle très fermé des groupes qui durent.
C’est à partir de maintenant que tout se joue : c’est après vingt ans de carrière que nous avons enfin autant de fans à l'international.


  • Après vingt ans à partager votre vie artistique avec les mêmes gens, n’êtes-vous pas lassés ?

H. :Je ne peux pas nier qu’il y a eu des “périodes” dans le groupe, de plus ou moins bonne entente.
Et je dois dire qu'en ce moment on traverse une période plutôt faste :
nous avons atteint notre meilleure alchimie. Je suis particulièrement heureux que notre carrière internationale se développe maintenant que nous sommes au sommet de
notre art. Sincèrement, je pense que le meilleur nous attend et
que le plus difficile ou ce qui nous lassait autrefois est derrière nous.
L'entente entre nous est parfaite !


  • Vingt ans de carrière, est-ce que ça met un coup de vieux ?

H. : C’est ce que je pense très souvent (rires), je suis vieux ! Mais je me console en me disant que c’est grâce à toutes ces années que nous en sommes là aujourd’hui en tant que groupe, et que nous nous entendons aussi bien.


GARDER LE SOURIRE

  • Quel est votre secret de longévité en tant que groupe ?

H. : Le secret ? Tout faire sans jamais se prendre la tête. Si on se
donne trop de mal, le moindre petit problème peut créer des conflits, les opinions divergent et il y a des disputes... Il faut être tolérant, ne pas se prendre la tête, être de bonne humeur et passer sur les petits problèmes... Ne pas se laisser arrêter par les petits obstacles et garder le sourire !


  • Comment expliquez-vous le succés du groupe à l'international ?

H. :Je ne me l'explique pas vraiment... Peut-être le fait que nous soyons là depuis si longtemps ? En réalité, c’est une question que j’aimerais bien vous poser à vous (rires) !


  • D’où vient cette relation si particulière que vous entretenez depuis des années avec la France, en témoignent le nom du groupe ou certains titres de chansons ?

H. : Malgré cette fascination que nous avons toujours eu pour votre pays, il faut savoir que nous sommes venus pour la première fois il y a seulement quatre ans.
C’était étrange, car on est arrivé avec l’impression... de rentrer au
pays (rires) ! On aurait pu venir avant, il suffisait de le vouloir...
Mais nous gardions la France pour une occasion spéciale. Et dans le cas de cette tournée, c’était évidemment une étape obligatoire.
Je suis en promo et j‘ai l’impression de m’amuser en préparant le terrain... J’ai tellement hâte (rires) !


UNE EXPéRIENCE INCROYABLE

  • Qu’attendez-vous du public français ?

H. : Quand nous sommes venus la dernière fois, les fans étaient
bouillants, c’était une expérience incroyable. Tous les membres du groupe étaient ravis, et c’est un vrai bonheur de se produire à nouveau dans la même salle. Et cette fois-ci, dans le contexte de cette tournée, nous allons mettre les bouchées doubles pour la mise en scène et le spectacle. J’espère que les réactions seront positives.


  • Le seul autre groupe air s’être produit au Zénith de Paris pour sa première fois en France était X JAPAN. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

H. : Que nous étions les premiers quand même (rires) ! X JAPAN
sont des mentors pour la scène rock japonaise, je suis fier de pouvoir jouer dans la même salle qu’un aussi grand groupe.


SON AUTOBIOGRAPHIE

  • Vous venez de publier une autobiographie. D’où vous est venu ce besoin de vous raconter ?

H. :Jusqu’à présent, je me mettais des barrières, et je me cachais derrière. Avec mon livre, j’ai voulu me débarrasser de tous mes secrets et appuyer sur le bouton “reset”.
Reprendre ma vie de zéro, sans m’imposer de limite.



  • Vous êtes chanteur et avez officié comme mannequin et acteur. Quelle autre expérience manque à votre vie ?

H. : J’adore fabriquer des objets, peindre des tableaux, faire de la
poterie... Et j’ai une passion pour la cuisine des sobas (nouilles
japonaises, Ndr) (rires). Je pourrais me reconvertir dans les nouilles japonaises !


  • Que pensez-vous de la scène japonaise? ll y a-t-il des groupes ou artistes que vous admirez particulièrement ?

H. :à vrai dire, j’aime la musique japonaise quand elle ne sonne pas comme de la musique japonaise...
J’admire particulièrement mon partenaire dans VAMPS et son groupe OBLIVION DUST. Et pour être honnête, je n’écoute pas énormément de musique, si ce n'est la nôtre.


LA FRANCE SANS HÈSITER

  • Réalisez-vous que vous avez un statut d’icône du rock japonais à travers le monde ?

H. : Il y a encore quelques temps, je n’osais pas me mettre en valeur par rapport au reste du groupe.
Puis, je me suis rendu compte que nous manquions d’une certaine énergie, et j’ai décidé d’arrêter de me retenir et de devenir un meneur. C'est peut-être la raison pour laquelle j’ai gagné ce statut d’icône... Désormais, je vais faire de mon mieux pour devenir un leader charismatique.


  • Quel est votre meilleur souvenir sur scène ?

H. :Je dirais en 1999, un concert de cinq mille personnes en plein air au Japon... Cette véritable marée humaine m’a vraiment impressionné. Sinon, en termes d’énergie dégagée par les fans, je dirais la France sans hésiter !

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